BEST OFF / EROTIC SHORT-NOVELS.
Original : French version (1st edition.)
EROTIC SHORT-NOVELS
7 JOURS/7 FEMMES (7 Days/7 Women)
"A Rose for Obama@"
ROSE :
Histoire de Roselinda, "Les Chats Fripons" by DrollCAT.
Le Motel Texaco, avec sa publicité Coca-Cola, faisait station-service. C'était un Motel comme on en voit dans les films, des années 60, avec une vieille pompe à manivelle à l'emblême de la Shell. Personne ne s'arrêtait plus là, depuis longtemps, pour prendre de l'essence. Ni aucun voyageur pour louer une chambre. C'était l'ultime station-essence séparant le Texas du Mexique. La Cadillac bleue à capote blanche était garée à côté du Motel. A la même place où il l'avait garée. Ca faisait bientôt un mois, jour pour jour, depuis qu'il était arrivé un matin. Il habitait, depuis, au dernier étage. Sous le panneau publicitaire Coca-Cola. Elle l'apercevait tous les jours par sa fenêtre. La fenêtre de son Motel donnait juste en face de son Motel. Entre les deux Motels il y avait juste la distance du Rio Grande... et la frontière.
Elle ouvrait sa fenêtre, tous les matins, pour arroser ses roses. C'était sa meilleure publicité. Des roses au Mexique c'est rare. Mais elle avait trouvé le truc, pour les faire pousser, et c'était son fond de commerce. Elle n'avait pas de boutique. Et sa chambre dans ce Motel, en attendant d'avoir les moyens, lui servait ainsi de bureau. Elle n'avait pas les moyens, comme la firme Coca-Cola, d'un panneau publicitaire. L'idée de se servir de sa fenêtre, tout simplement pour attirer les regards, lui était venue aussi facilement que ça. Un moyen de contourner la loi tout en restant légal. Personne ne pouvait rien trouver à dire. Ca avait attiré, un jour, l'oeil d'un touriste. Un grossiste de la côte Californienne, vers San Diego, qui lui avait passé une commande. Elle envoyait ses paquets de roses, par le vieux Lockeed DC-6 de la Western Union, qui faisait la navette une fois par semaine. Le grossiste lui achetait ses roses pour le dixième de ce qu'il les revendait. Mais ça lui permettait de payer sa chambre au mois. C'était peu, mais ponctuel, et régulier. Elle avait juste à sortir du Motel, pour passer à la Banque mitoyenne. Parfois les roses poussaient bien. Et elle avait un peu plus que pour son loyer. Elle allait alors à la boutique, juste à côté de la Banque, pour se payer une jolie robe. Comme tous les commerçants étaient dans la même rue tout le monde la connaissait. Et comme elle était jeune, et très jolie, les portes s'ouvraient à elle. Parfois le patron du snack, qui avait le béguin pour elle, lui payait le repas gratis. Elle mettait une petite robe, très décolletée, et il se contentait de ça. Quand elle allait aux wc, par un trou du mur, elle savait qu'il la regardait. Elle se masturbait alors sur la cuvette, sachant qu'il la regardait, et cela l'excitait parfois elle aussi. Après elle repartait dans sa chambre. C'était un moyen comme un autre, pour elle, de s'assurer toujours un repas. Sans jamais tomber dans la prostitution. Contrairement à toutes les autres filles, de son âge, qui raccolaient tous les touristes américains. Le patron du Motel, par contre, était un gros vicieux. Les mois difficiles, ça arrivait, il lui faisait crédit. Elle s'était demandée un moment pourquoi. Jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive, en son absence, qu'il entrait dans sa chambre. Et qu'une petite culotte, mystérieusement, à chaque fois disparaîssait. Mais c'était ça ou rien. Et qu'il jouisse dans ses culottes, en pensant à elle, la faisait presque sourire. Ca marchait comme ça, pour lui, et elle était tranquille. Elle savait qu'elle était très jolie, et finalement, s'arrangeait comme ça de sa vie. Tous les garçons du coin phantasmaient sur elle. Chacun attendant un jour qu'elle lui cède. Aucun ne l'aurait touchée, mais se serait aussitôt porté à son secours, pour la défendre. Elle son coeur battait pour un autre. Cet inconnu qui s'était arrêté, avec sa Cadillac, de l'autre côté de la frontière... juste en face de sa fenêtre.
Quand il s'était arrêté le premier jour, mystérieusement, il avait aussitôt regardé vers elle. Pourquoi avait-il regardé, vers son Motel, elle ne le savait pas. Elle se disait que c'était pour ses roses. Elle l'avait vu lui sourire. Puis il était entré dans le Motel. Et il avait loué cette chambre au dernier étage. On aurait dit, exprès, juste devant elle. Elle le voyait ainsi tous les matins. Chaque matin il ouvrait sa fenêtre, pour une chatte, qu'il avait dû recueillir. Car quand il était descendu de sa Cadillac, il n'avait rien avec lui, à part un vieil étui en cuir de guitare. Il passait ses après-midi dans sa chambre. A jouer de la guitare, et à fredonner des airs, des vieux trucs Country. Elle se disait que pour chanter, et jouer aussi bien, c'était un chanteur professionnel. Elle s'était pris à rêver, ainsi, au fil des jours depuis un mois. Mais ce qui la faisait rêver, et l'excitait au plus haut point, c'était ce qui se passait la nuit. Comme un petit jeu entre-eux. Elle s'était aperçu qu'il la regardait avec des jumelles. Elle avait vu briller les jumelles, une fois, dans la lueur du néon publicitaire. Sur le toit du Motel, la publicité Coca-Cola, ne s'allumait que la nuit. Elle l'avait surpris en train de la regarder une nuit où elle se caressait dans son lit. En rêvant justement à lui. En rêvant juste de ça, le jour où il avait tourné la tête, et l'avait regardée. Elle le trouvait beau. Même sans pouvoir voir son visage vu la distance. Chaque matin depuis, exprès, elle arrosait ses roses. En petit T-shirt rose et en culotte blanche. Juste pour capter son regard. Mais bizarrement, il ne la regardait jamais à ce moment-là. Il passait juste toutes ses journées, dans sa chambre, à jouer divinement des vieux airs de musique Country. Elle s'était fait, ainsi, peu à peu un film. Elle se disait qu'il était peut-être amoureux d'elle. Elle se disait que peut-être il n'osait pas, ou ne pouvait pas, franchir cette frontière qui les séparait. Alors elle avait cherché sur le Net. Et elle avait pris ce pseudo, Rose, pour bien lui faire comprendre. En spécifiant bien le nom de la petite ville. Mais pas une réponse, de ce Motel, ne lui était parvenue. Juste des curieux ou des obsédés. Alors, elle se contentait de regarder en boucle une vidéo. La vidéo était celle de la top-model Adriana Lima : venue poser nue sur une plage du Mexique à Tulum. Elle aurait pu être à la place de cette fille. Car elle était aussi jolie. Mais elle n'était pas top-model. Elle ne pouvait elle que rêver. Chaque nuit, pour le mystérieux inconnu d'en face, elle se caressait. C'était bien mieux. Devant sa fenêtre ouverte. Eclairée par intermittence, dans la nuit, par le panneau publicitaire Coca-Cola. Elle voyait alors dans le Motel, de l'autre côté de la frontière, briller la lueur fugace des jumelles. Elle se sentait couler de désir, avait honte, mais ne pouvait pas résister. Cela l'excitait terriblement. Elle retirait sa petite culotte blanche. Elle laissait courir ses mains sur ses jolis petits seins. Pour faire monter le plaisir. Puis elle descendait doucement vers sa petite fente ouverte. Toute ruisselante. Dans laquelle elle plongeait un doigt, lentement, pour qu'il ait bien le temps de voir. Tout en se caressant elle l'imaginait. La queue raide et tendue, vers elle, chaque nuit devant sa fenêtre. Elle imaginait le mouvement de sa main sur sa queue. Suivant le rythme de ses doigts, délicatement, sur sa fente ouverte et toute humide. Elle faisait semblant de ne pas le voir. Il ne fallait surtout pas. Comme ça c'était bien mieux. Et plus délicieux encore. L'idée de se savoir ainsi regardée et désirée, par cet inconnu, la troublait comme jamais elle ne l'avait été. Elle mouillait, elle ruisselait, elle coulait. Ca lui coulait sur les doigts. Ca lui coulait comme c'est pas permis. Elle en trempait les draps. S'abandonnant doucement à l'orgasme. Faisant entrer et sortir ses doigts d'elle. Avec grâce et lenteur. Pensant à ce qu'il faisait dans sa chambre. Entendant presque son souffle. Respirant presque son odeur, et jusqu'à l'odeur de son sperme, quand enfin elle jouissait. Comme il devait jouir, en la regardant, dans l'obscurité. Et l'envie qu'elle suscitait, en lui, sans se compromettre. Puis elle remontait, délicatement et pour lui seul, sa petite culotte. Encore toute humide. Encore toute tremblante de plaisir. Avant de s'endormir, en rêvant de rien, jusqu'au petit matin. Bercée par le miaulement de deux chats qui s'appelaient amoureusement dans la nuit. Et chaque matin en arrosant ses roses, elle regardait ainsi vers la Cadillac bleue, qui pourrait passer la frontière... et viendrait un beau matin pour l'emporter.
C'était un après-midi, elle l'écoutait, la chaleur était accablante. Des effluves de vent par instants apportaient les notes légères de la guitare. Il venait de finir de jouer Riders in the sky. Et commençait les premières notes du standard de Dolly Parton : Eagle when she flies... quand le patron du Motel entra.
Elle ne l'entendit pas tout de suite. Si elle ne s'était pas retournée, pour écouter le discours en direct de Barack Obama à Philadelphie, elle n'aurait même pas songé à sa présence. Il avait un passe. Il était entré sans faire de bruit. C'est le ventilateur qui lui fit sentir l'odeur forte de Tequila. Elle se retourna brusquement. Il ne bougea pas de sa place dos à la porte. Elle entendit le clic de la serrure qu'il verrouillait. Elle se leva d'un bond. Cherchant par où s'enfuir. Il fixait les bouts dressés, sous le T-shirt rose, de ses jolis seins fermes. Son regard glissa plus bas. Vers la petite culotte blanche. Et la forme dessinée par sa fente. Puis il la regarda. Elle vit alors ses yeux et son sourire abject. Elle sentit son sang se glacer. Il était ivre. Et vraiment l'air répugnant. Sous le T-shirt d'un blanc grisâtre, maculé de taches de tabasco et de traces grasses de chips, elle vit ses gros bras musculeux. Recouverts de poils noirs jusqu'aux épaules. Son gros ventre adipeux qui lui retombait sur la braguette à-moitié ouverte. Et l'énorme torse, puissant, obèse et tout velu. Il regarda l'écran de la télévision. Il vit Obama en plein discours. Un rictus traversa son visage. Et il poussa le son à fond. Elle cherchait quoi dire mais il ne lui en laissa pas le temps. D'un coup, il fonça vers elle, elle s'échappa. Il la saisit d'une seule main. Et elle sut qu'elle n'aurait aucune chance. Il puait l'alcool. Elle choisit de ne pas se défendre. Il aurait pu la tuer d'une seule main. Elle voulut fermer les yeux. Mais il la prit par le menton. La forçant à le regarder dans les yeux. Lorsqu'il comprit qu'elle se laisserait faire il la relâcha. Déboutonnant sa braguette. Elle ne bougeait pas. Il n'y avait rien à faire. Il avait fermé la porte. On ne l'entendrait même pas crier. Lorsqu'il sortit son sexe elle recula. C'était une verge énorme, longue et disproportionnée, comme elle n'avait jamais vue. Il s'approcha d'elle et releva son T-shirt. La vue de ses jolis petits tétons roses l'excita. Elle sentit l'extrêmité de la verge, décalotée par l'érection, venir toucher la peau de ses cuisses. Le contact de la douceur de la peau le fit bander davantage. Et elle sentit avec horreur l'humidité du gland. Elle chercha à quoi raccrocher son esprit. Il vit son regard vers l'écran de télévision. Elle vit l'éclair qui passa dans son regard. Le discours d'Obama allait durer 40 minutes. Il lui prit la tête et la poussa vers sa verge. Elle baissa la tête et s'agenouilla. Regardant avec horreur le pilon de chair qu'il avançait vers ses lèvres. Elle se concentra sur le discours d'Obama et ouvrit doucement la bouche. Au contact de sa langue il poussa un grognement. Elle suça juste le gland. Le prendre en entier dans sa bouche lui était impossible. Il avait une odeur très forte et bestiale. Un mélange de sueur et de sperme. Elle sentit un trouble étrange l'envahir. Elle se répugnait de faire ça. Mais c'était la seule façon de s'en tirer. La seule façon pour qu'il ne la brutalise pas. Et ne pas se retrouver à la rue. A cet instant encore, elle se disait que le faire jouir comme ça c'était éviter le pire. Depuis le temps qu'il devait se masturber, en pensant à elle, il ne tiendrait pas longtemps le coup. Mais il dut comprendre. Il la releva brusquement. Il la fit se retourner. Et arracha sa petite culotte. Elle sentit la verge énorme qui s'insinuait entre ses jambes. Elle cria alors. Elle l'implora. Elle le supplia. Lui disant qu'elle ne voulait pas. Surtout pas aujourd'hui. Un autre jour peut-être. Mais surtout pas aujourd'hui. Qu'elle allait trouver, un moyen, de l'argent pour le payer. Mais il ne l'écoutait plus. Et d'un coup, elle sentit la verge s'enfoncer en elle. Irrémédiablement. Dans son discours à la télévision, à cet instant, Barack Obama plaidait contre le racisme. L'égalité et le droit pour tout homme et femme. Quelle que soit sa condition. A une meilleure vie, à un meilleur avenir, à un meilleur monde. Cela semblait le faire jouir davantage. Elle le sentait aller et venir en elle. Il allait jouir en elle. Elle sentit les premiers jets de sperme en elle. Il jouissait en elle. Elle aurait voulu le tuer. Mais c'était trop tard. Déjà il ressortait sa verge et la remettait dans son pantalon. Il reboutonnait sa braguette en riant. Il s'apprêtait à sortir. C'est alors qu'il ne comprit pas ce qui lui arrivait. Il hurla de douleur. Portant les mains à son visage. Puis il hurla, une seconde fois, mais d'horreur. En voyant rebondir, puis rouler, quelque chose sur le plancher. Réalisant que c'était l'oeil... qu'il venait de perdre.
Il cherchait à se débattre. Mais il ne comprenait pas contre quoi. Il se débattait mais il ne voyait pas contre qui. Quelque chose s'abattait sur lui. Quelque chose de foudroyant qui le lacérait vivant. Morceau par morceau. Et lui dépeçait le visage. Il hurlait comme un fou. Mais personne ne pouvait l'entendre. La voix puissante de Barack Obama emplissait toute la chambre. Et pour tout le monde, dans la petite rue, c'était tout à fait normal. Tout le monde écoutait le discours, magnifique, de Barack Obama à Philadelphie. Dans ce discours un homme disait que tout homme et toute femme, de plein droit, a droit à la liberté et au respect où qu'il se trouve. Quelle que soit son origine sociale, sa couleur de peau, ses convictions ou ses idées personnelles. Tout le monde entendait ce discours. Mais personne ne l'entendait, lui, hurler de peur et de douleur. Une peur et une douleur, atroces, qui n'en finissaient pas. Jusqu'à ce qu'enfin il trouve la porte... et l'ouvre, pour s'enfuir de cette chambre.
Depuis cette après-midi, deux jours entiers se sont écoulés. Le premier lendemain matin, on retrouva le patron du Motel, mort vidé de son sang. Le visage atrocement mutilé. A l'état du visage, on pensa tout d'abord à un règlement de comptes. Comme on venait d'arrêter deux hommes, dans le même laps de temps, on pensa aussitôt à un recoupement. Les deux hommes projetaient de cambrioler la Banque. Et comme la Banque était mitoyenne au Motel, évidemment, on avança la thèse d'une complicité éventuelle. Le coup devait avoir lieu au moment où toute la ville écoutait le discours prononcé à Philadelphie. Leur forfait accompli les deux hommes n'avaient qu'à franchir la frontière. Où devait les attendre une Cadillac bleue. Mais l'examen d'un médecin légiste contredit cette thèse. La conclusion du médecin était que ce qui était arrivé au patron du Motel n'avait rien à voir avec cette affaire. Seul un animal féroce avait pu faire ça. On chercha partout. Mais on ne trouva jamais quel animal avait pu faire ça. A ce jour, on le cherche encore. Tout comme la Cadillac bleue.
Le surlendemain, Rose s'est réveillée heureuse. Elle a pris un bain en chantant. Elle a mis de belles roses rouges à sa fenêtre. Comme elle le fait, une semaine, dans chaque mois. Personne n'a jamais su pourquoi. Le soir elle s'est couchée, en souriant, en écoutant une chanson. La chanson vient du snack dans la rue. Une musique Country. Un air de Dolly Parton : Eagle when she flies. Le patron du snack vient d'engager un chanteur de passage : un guitariste virtuose. Depuis, des gens viennent de partout pour l'écouter. Rose n'existe plus sur le Net. Demain matin, Roselinda enverra de nouvelles roses toutes fraîches à San Diego, par le Lockeed. Un jour peut-être, elle le prendra, pour franchir la frontière.
Sous le lit, moi je joue... avec un étrange jouet.
DrollCAT (alias) CATSECRET The Original@ne, in : aufeminin.com 2008.
7 JOURS/7 FEMMES (7 Days/7 Women)
"A Day in Bagdad@"
LILA :
Histoire de Leïla, "Les Chats Fripons" by DrollCAT.
L'air était moite, comme immobile. Les façades blanches des maisons, derrière le mince voile du rideau de lin, aveuglantes de soleil. La chaleur écrasante avalait le bruit du trafic dans la rue. Le gros ventilateur au plafond qui brassait l'air, par intermittence, faisait flotter le rideau brodé en nid d'abeille. Laissant entrer un parfum de jasmin à intervalles réguliers. Derrière le rideau léger et transparent, dehors, c'était la chaleur qui montait à plus de 40°C. Il y eut un battement d'ailes. Une colombe vînt se poser, sur la grille en fer forgé du balcon... et ne bougea plus. Le temps sembla s'arrêter. Lila referma doucement son livre. Elle regarda sa montre. Elle entendait battre son coeur, dans le silence. C'était bientôt l'heure. Elle avait les mains glacées. Et dans sa petite culotte de soie, douce et blanche, elle mouillait d'excitation.
Elle sentit sa tête se mettre à tourner. Peut-être était-ce le jasmin. Elle aimait leur parfum hypnotique et envoûtant. Elle arrangea les fleurs dans le long vase de cristal. Elle ramassa délicatement un pétale. Elle se sentait couler de plaisir. Elle se disait qu'elle était folle. Et à cette pensée elle mouillait, à l'avance, doucement dans sa culotte. Elle s'assit sur le grand sofa de cuir. Croisant les jambes pour réprimer son désir. En fait, l'activant que plus. Elle ne savait plus quoi faire. Elle rapprocha le grand plateau de cuivre et prit la théière. La chaleur de la poignée de cuivre réchauffa ses mains glacées. Elle se versa lentement du thé à la menthe. Le bruit du thé dans le mazagran la fit déglutir de plaisir. Elle était vraiment folle. Ou ensorcelée. Elle sentait la pointe de ses petits seins durcir. Sans pouvoir rien y faire. C'était un supplice et un délice. Elle reposa la théière sur le plateau de cuivre et avala sa salive. Son ventre palpitait comme un petit oiseau affolé. Elle vit qu'elle tremblait. Son coeur battait la chamade. Elle sentit ses cuisses se mettre à trembloter. Et dans sa petite culotte de soie son sexe s'ouvrir et se refermer d'excitation. Elle prit le verre et l'approcha de ses lèvres. Le parfum du thé à la menthe envahit ses narines. Elle le respira profondément, une seconde, comme pour se dégriser. Elle redoutait ce qui allait se passer, dans un moment, et l'appelait de toute son âme. Elle n'avait jamais fait ça. Elle était folle de faire ça. Mais ne pas le faire l'aurait rendu encore plus folle. Elle maudissait cet homme de l'avoir mise dans cet état. Et à chaque minute qui s'écoulait elle redoutait qu'un imprévu remette tout en question. Elle but une lampée de thé. L'odeur de la menthe coula délicieusement dans sa gorge. Elle sentit son clitoris se durcir. Elle resserra doucement les jambes. C'était intenable mais tellement excitant. Elle reposa le verre de thé sur le plateau de cuivre. Une nouvelle fois, elle consulta nerveusement l'heure à sa montre. L'air du ventilateur imprégnait la pièce, autour d'elle, des parfums subtils de sa peau. De sa sueur et de ses phéromones. Répandant les fragrances du bain floral de laurier et d'oeillet, de rassoul et de patchouli, qu'elle venait de prendre pour se faire belle. Exprès pour cet instant. Elle avait passé un léger rouge sur ses lèvres. Et du khôl noir sur ses yeux. Ses cheveux maintenant secs étaient encore imprégnés des essences de son bain. Et son sexe dans sa petite culotte de plus en plus humide.
Sur la tablette en marbre, devant la glace, elle ouvrit sa boîte à bijoux. Elle choisit des petites boucles d'oreilles en or. Discrètes. Le marbre lisse lui rappelait sa séance d'épilation. La vieille femme maline et muette qui l'avait préparée à l'ancienne. Le mélange de sucre, de citron et d'eau, qu'elle avait fait bouillir, jusqu'à ce qu'il devienne une pâte. Aux odeurs suaves, comme rassurantes, de caramel chaud. Avant la morsure et le feu de l'épilation. Ce mélange que la vieille femme, avec des talents de vieille sorcière, étalait sur du marbre... pour qu'il refroidisse un peu. Et qu'elle appliquait ensuite sur l'entier du corps. Centimètre par centimètre. En petites lanières. Arrachant ainsi le moindre poil. Jusqu'à la chair tendre, et sensible, tout autour du sexe. Qu'elle épilait entièrement. Pour le laisser glâbre, lisse, et nu. Puis quand elle avait remis ses vêtements, la sensation de plaisir, de se sentir toute légère et fragile. Vulnérable au moindre souffle de vent. Elle se rappelait l'orgasme bref, qui l'avait envahi. A l'improviste. Et le sourire de la petite vieille maline. Avant ce regard étrange qu'elle lui avait lancé. Comme si elle avait lu dans son âme. Et comme si elle avait compris.
Lila se regarda, une dernière fois, dans la glace. Comme si elle se regardait pour la dernière fois. Avec un curieux petit sourire. Demain elle serait une autre femme. Elle eut juste le temps de prendre sa brosse à cheveux. Pour lisser ses beaux cheveux noirs qu'elle avait fait défriser. Avec de petites mèches auburns, très modernes. Comme toutes les filles de son âge, à vingt ans. Elle était prête. Puis d'un coup, ce fut comme si elle n'entendait plus rien. Sauf ce bruit. L'impulsion d'une liaison téléphonique, qui se déclencha, sur son écran msn... c'était lui. Ou plutôt l'avatar, qu'il s'était choisi, dans la webcam : un visage de chat.
Il commença alors à parler. Et tout alla très vite. Comme si cela se passait en-dehors d'elle-même. La voix de cet homme la chavirait. Elle ne le comprenait pas mais elle savait ce qu'il voulait. Et ce qu'elle s'apprêtait à faire, pour lui seul, la mettait dans un état inexplicable. Elle n'avait jamais vu son visage et cela ajoutait au mystère. Et l'idée de se livrer, ainsi totalement à un inconnu, la troublait encore plus. Elle aimait cette voix. Mais c'est à peine si elle l'entendait. Déjà elle relevait doucement sa robe. Dévoilant sa petite culotte blanche. Pendant qu'elle regardait fixement, comme hypnotisée, la main de cet homme se masturber. Elle l'écoutait sans l'écouter. Ne pouvant détacher ses yeux de ce magnifique sexe en érection. Un sexe beau, long, et très dur. Fort et jeune. Mais ce qui la troublait plus encore c'était de voir le prépuce. Aller et venir sur le gland que l'écran rendait énorme. Elle avait relevé sa robe très haut. Lui montrant ses jolis petits seins. Elle avait écarté les jambes. Et de ses doigts caressait doucement sa fente à travers le tissu léger de sa petite culotte. Il continuait à lui parler lui disant des choses tendres. Elle l'imaginait jeune. Mais de quelques années, son aîné. Sans doute aussi qu'il la trouvait belle, et c'est vrai, elle l'était vraiment. Que cela l'excitait de la voir faire ça pour lui, et c'était vrai, elle le savait et le voyait vraiment. Qu'il aurait voulu être vraiment avec elle, et c'était faux, mais cela la faisait mouiller de l'entendre. Elle voulait fermer les yeux. Elle les fermait, une seconde. Puis les réouvrait, presqu'aussitôt. Ne pouvant détacher ses yeux de ce sexe, qui devenait de plus en plus long, qui devenait de plus en plus gros sur son écran. Elle caressait sa fente doucement. Sentant ses lèvres se dessiner à travers le tissu léger. Sentant couler sous ses doigts humides, ce qu'il ne pouvait pas sentir, au fur et à mesure que le plaisir montait en elle. Elle ne regardait que ce gland, gros et congestionné, qui se tendait animalement vers elle. Et la peau du prépuce, qui décalottait, et recouvrait le gland. Elle ouvrit les jambes pour mieux lui faire voir le dessin de ses lèvres à travers sa culotte. Elle sentait arriver le plaisir. Et il continuait à lui parler de la même voix. C'était délicieux. Ses yeux essayèrent de fuir l'écran, une nouvelle fois, mais y revinrent comme malgré elle. Elle passa doucement une main sous sa culotte, et quand elle sentit sa fente toute glissante sous ses doigts, elle sut qu'elle allait jouir très fort. Elle ferma les yeux et les réouvrit aussitôt. Pour continuer à voir ce mouvement, animal, qui la fascinait et l'ensorcelait. Il n'eut pas à lui demander d'ôter sa culotte de soie brodée. Elle le fit comme s'il l'avait demandé. Ne réfléchissant plus à ce qu'elle faisait. Tellement c'était évident. Tellement le geste même était naturel et s'imposait. Elle fit glisser sa petite culotte de soie blanche. Gracieusement et rapidement. Retirant sa jolie robe noire. Puis se recala le dos sur les doux coussins de soie du sofa couleur miel. Maintenant habillée du seul et tendre rouge qu'elle avait passé sur ses jolies lèvres ourlées. Il continuait à lui parler et à sa voix elle comprenait qu'il lui disait comme il la trouvait encore plus belle. Mais elle ne l'entendait presque plus. Elle ouvrit doucement sa jolie fente, délicatement avec deux doigts, pour lui montrer comme elle mouillait. Il parlait mais c'était comme si elle n'était plus là. Elle ne pensait même plus à ce qu'elle faisait. A ce qu'elle faisait, là à cet instant, et qu'il ne savait pas. A ce qu'elle ne pourrait pas lui dire, même après, une fois qu'elle l'aurait fait jouir... et qu'elle aurait joui.
Elle regarda une nouvelle fois ce sexe, énorme et tendu vers elle, ce sexe qui allait jouir bientôt. Le mouvement du prépuce qui allait et venait, maintenant rapidement sur ce gland, pour en faire jaillir la blancheur du sperme. Elle rejeta la tête en arrière. Sa bouche s'ouvrit. Elle glissa deux doigts en elle. Délicatement. Avant de les ressortir, tout trempés, pour caresser son clitoris. Il allait jouir. Elle le voyait. Il ne parlait plus. Elle n'entendait que son souffle. Elle regarda une dernière fois ce sexe d'homme, tendu vers elle, et le mouvement élastique et rapide du prépuce de plus en plus rapide. Puis elle ferma les yeux. Pour respirer l'enivrant parfum du jasmin. Elle jouit juste avant lui. Et n'ouvrit les yeux que lorsqu'elle entendit son souffle bref. Pour voir jaillir le sperme. A longues saccades. Interminables et épaisses. Elle regarda ce sexe d'homme qu'elle venait de faire jouir. Et qui venait de la faire jouir. Sans connaître le visage de celui auquel elle venait ainsi de s'offrir. Et de se donner. Alors qu'aucun homme n'avait jamais eu ce privilège. Doucement, elle remit sa petite culotte de soie blanche. Puis elle reprit délicatement sa jolie petite robe noire. Tout en remettant lentement sa robe elle réfléchissait. Mais il ne s'en aperçut pas. Elle arrangea une petite mèche, sur son front. Et se recala dans les petits coussins de soie. Le regardant le plus naturellement du monde. Découvrant son visage pour la première fois. C'était la dernière fois qu'il lui parlait. Mais elle ne le lui dit pas. Elle écouta encore quelques minutes sa voix. Juste pour se souvenir de cet instant. Elle mouillait encore, et peut-être plus à cet instant, mais il ne s'aperçut de rien. Elle lui sourit tendrement. Et elle coupa la communication. L'écran de la webcam s'éteignit. Elle s'approcha du clavier de son ordinateur. Sa main trembla légèrement. Et elle le retira de ses contacts.
Lila éteignit son ordinateur, et se leva. Elle alla vers le miroir et se recoiffa. Elle avait juste le temps d'aller retrouver son fiancé. Elle reposa la brosse sur la tablette de marbre de la coiffeuse. Une dernière fois elle regarda, dans le miroir, cette jolie fille de vingt ans. Cette jolie fille de vingt ans sur le Net qui s'appelait Lila. Et demain qui serait une autre femme. Puis elle sortit rapidement. Les épais tapis, sur le sol de carrelage, étouffant ses pas. Elle avait juste le temps de passer chez la maquilleuse pour son tatouage. Au henné et à l'harkous. Juste avant d'ouvrir la porte, sur sa jolie robe noire, elle passa un élégant tchador noir. Demain, Leïla se mariait. Avec un homme de vingt ans de plus, qu'elle.
La colombe immobile, sur la grille en fer forgé du balcon, tourna brusquement la tête... et s'envola, dans le ciel de Bagdad.
DrollCAT (alias) CATSECRET The Original@ne, in : aufeminin.com 2008.
INTERLUDES EROTIQUES (1)
(Histoires Ordinaires, by DrollCAT.)
"A Cuban Interlude@"
SOLEDAD :
(Interlude Cubain.)
Elle s'appelle Soledad. Certains l'appellent, par le diminutif, de son joli prénom. Comme cela veut dire, ici à La Havane, le soleil en espagnol. Mais aussi la clef musicale, Sol, qui est le secret coquin... de cette histoire.
Soledad a tout juste vingt ans. C'est une brunette, à la beauté piquante, on le devine intelligente. Un vrai bijou des Caraïbes. Dans sa petite robe, courte et rouge, une bomba latina. Sa particularité, outre sa beauté qui fait rêver les garçons, ce sont ses doigts. De très jolis doigts, longs et fins, dont elle se sert. Pour gagner sa vie, dans une fabrique, dans la journée. Et pour apprendre le piano, le matin, avant de partir à son boulot. Comme elle n'a pas de piano, dans sa petite chambre qu'elle doit payer au jour le jour, elle vient à l'Hôtel Riviera. Une de ces bâtisses coloniales des années 20, comme on en voit plein à La Havane, aux salons vides laissés ouverts au public. Où elle vient prendre des cours gratuits. Sur un piano abandonné. Avec le vieux Joaquim et son petit chat. Ce chaton on n'a jamais su pourquoi est toujours avec le vieux Joaquim. C'est en fait, son seul compagnon, avec Soledad. On n'a jamais su d'où venait ce chat. Ni vraiment le vieux Joaquim. Un ancien du Buena Vista Social Club. Pour apprendre le piano, chaque jour ainsi à la jolie Soledad, il lui fait jouer... ce refrain.
Un rat a fait un bal
Pour s'amuser;
Aux tymbales, une souris,
Qui s'amusait dans les champs;
Un chat est venu aussi,
Elegant et joyeux...
A l'époque du dernier enregistrement, du groupe mythique au Carnegie Hall de New-York en 1998, il était encore un jeunot. Avec les ennuis de l'âge, à 80 ans, il s'est beaucoup assagi. Il ne bande plus comme il y a dix ans. Mais il aime toujours les jolies femmes. On dit que c'est à force, de trop baiser les femmes, qu'il est devenu aveugle. En fait, c'est son travail. Dans la fabrique de phosphates qui lui a brûlé les yeux. Mais c'est un malin. Il préfère laisser dire. Ca entretient sa légende. Et comme ça il a la paix. Pour se consacrer, uniquement, à la jolie Consuelita. Une petite brune, muy guapa, qui partage sa vie. Cinquante ans, au moins, les sépare. Mais elle l'adore. Et il la baise encore cinq fois par jour. Tout ça pour dire que le vieux Joaquim, qui ne voit plus rien, voit dans Soledad son rayon de soleil quotidien. Il devine en elle une pianiste très douée. Il la pousse à aller dans une école de musique. A Santiago de Cuba. Pour devenir une virtuose. En attendant, chaque matin, elle vient le voir. Pour remplacer le métronome, indispensable pour donner le rythme exact et précis, le vieux Joaquim a trouvé un truc. Il se sert de son gros Havane, qu'il balance simplement entre ses doigts, pour ponctuer régulièrement la cadence. Tandis que Soledad, suivant des yeux le Havane, continue de jouer... le refrain.
Le chambre de Tulla
A pris feu;
Elle s'est endormie
Et n'a pas soufflé la bougie;
Qu'on appelle les pompiers,
Avec beaucoup de lances,
Qu'ils viennent éteindre
La chambre de Tulla qui a pris feu...
Voilà ainsi comment, chaque matin, Soledad apprend le piano. Et la clef de sol. Sans besoin d'une partition. Ni savoir lire la musique. De la plus simple façon. En suivant le Havane, du vieux Joaquim, assis juste devant elle. Le petit chaton, pour tenter d'attraper le cigare qui monte et descend entre les jambes de Joaquim, fait des bonds. Il fait des bonds. Il n'arrête pas de faire des bonds. Filant des coups de griffes, comiquement dans le vide, avant de retomber vexé. Rebondissant aussitôt sur ses pattes. Pour l'attraper. Plus il le rate, c'est ce qui est amusant, plus il s'énerve. Soledad s'amusant, ainsi à le regarder faire, suit le rythme. Tandis que le chaton, suivant des yeux le cigare, fait des bonds en l'air. Le regard de Soledad, coquin, remonte parfois plus haut. Elle en mouillerait presque, si le vieux Joaquim était plus jeune, sa culotte d'excitation. Elle la mouille parfois, à un point c'est honteux, c'est un délicieux plaisir. Et pour se délivrer il faut qu'elle attende d'avoir fini de jouer. Lorsqu'elle a fini sa leçon, satisfait, Joaquim lui tend son cigare. Comme il ne voit rien, c'est normal, il lui demande de l'allumer. Pendant qu'il lui donne des conseils, discrètement, Soledad relève alors sa petite robe. Pour passer le gros Havane, très lentement entre ses cuisses, en fermant les yeux de plaisir. Laissant glisser avec délice le cigare, sur le fin tissu mouillé de sa petite culotte, parfois le long de sa fente palpitante. Avant de rendre à Joaquim, imprégné de son plus tendre parfum, le gros Havane Presidente. Posant juste un baiser coquin, sur sa joue pendant qu'il hume avec plaisir le tabac, elle allume enfin le cigare. Puis s'en va, sans rien dire, l'air mutin. Ainsi chaque matin, c'est sa tendre façon sans qu'il ne voit rien, de le remercier. Juste avant de partir, le sourire aux lèvres, dans la fabrique où elle travaille. Pour gagner un jour, de quoi se payer son école de piano, à Santiago de Cuba. Et voilà pourquoi, voyant la jolie Sol, les garçons sifflent... ce refrain coquin.
Appelez les pompiers !
Je crois que Tula s'est endormie,
Et sa chambre a pris feu;
Faites venir Compay,
Avec beaucoup de lances,
La chambre de Tulla a pris feu...
Le petit chaton, ainsi chaque matin, quitte le vieux Joaquim. Pour revenir, chaque soir, avec Soledad. Et évidemment tout le monde, voulant savoir pourquoi, se demande quel est ce mystère.
En la voyant passer, avec le petit chaton qui la suit en trottinant dans la rue, des garçons s'arrêtent. Lui faisant des remarques, salaces et idiotes, sur ce mignon petit chaton. Ils aimeraient bien être à sa place. Pour voir ce qu'il voit, quand il la suit, sous sa petite jupe rouge. Parfois des vieux beaux, à bord d'une Buick ou d'une Pontiac, lui proposent de l'emmener. Mais Soledad continue, en souriant, son petit chemin. On n'a jamais su non plus, chaque matin, ce qui faisait sourire Soledad. Lorsqu'elle passait, devant cette inscription à-moitié effacée, peinte sur un mur. "Nous croyons tous aux rêves." Ni pourquoi le petit chaton, de Joaquim, ainsi chaque matin la suivait. On n'a jamais vu Soledad amoureuse d'un garçon. Et même le petit caïd du coin, le bourreau des coeurs Juanito selon les femmes monté comme un petit âne, en a été un jour pour ses frais. Croyant l'épater, il lui avait montré sa verge, longue comme un Havane. On dit que Soledad avait juste pouffé de rire en voyant la verge de Juanito. Et depuis Juanito avait disparu. Tous les garçons, la voulaient, rêvaient d'elle. Mais elle ne s'attachait à aucun. C'était un mystère. Soledad gardait son secret. Ce secret, est en fait, très simple. C'est l'idée d'une vie meilleure. C'est pour le fils du patron, où elle travaille, que bat le coeur de Soledad. Contrairement à tout le monde ici, il n'aime pas la Salsa, il n'est pas comme les autres. Il préfére écouter du piano classique. Et voilà pourquoi Soledad, rêvant de le séduire et d'avoir une plus belle vie, veut apprendre à jouer du piano. Mouillant sa petite culotte, chaque matin, juste dans l'espoir de le voir. Ignorant les garçons qui lui sifflent... ce refrain.
Ca brûle, ça brûle, mamà...
Regarde, je brûle,
Le feu me dévore.
Je peux continuer la guaràcha;
Les flammes m'emportent.
Je veux continuer la fête,
On la finira cette nuit.
Chaque matin Soledad, en attendant, fabrique des Havanes. Dans cette petite fabrique à l'ancienne. Où des femmes, encore à la main, roulent le tabac. Ce serait un travail, finalement agréable, s'il n'y avait pas Ramon. Le contremaître un gros vicieux qui la harcèle. Lui proposant de prendre la place de Pilar. La plus jolie fille, avec elle, dans la petite usine. C'est elle qui confectionne les plus beaux Havanes. Et c'est elle qui est la mieux payée. Mais Soledad a compris ce que Ramon voulait. Les hommes sont tous pareils. C'est ce que dit la vieille Paloma. La plus vieille des femmes. A longueur de journée, sur la peau de ses cuisses, qui roule des Havanes. Les hommes sont tous pareils. C'est ce qu'elle répète, avec un air coquin, aux filles les plus jeunes. En montrant chaque cigare, une fois enroulé, sur la peau de ses cuisses. Ajoutant que de tous les hommes, qu'elle a pu connaître dans sa vie, aucun ne l'avait aussi grosse. Parfois bien sûr elles en ratent un. C'est leur jeu, en fait, pour se distraire. De rouler des cigares, à longueur de journée sur ses cuisses pour n'importe quelle fille, ça donne des idées. Des plus vieilles, aux plus jeunes ou aux plus novices, personne n'y résiste. Quand une fille va aux toilettes, pour se caresser, elle doit avant aller voir Ramon. Il vérifie qu'elle n'a pas sur elle de Havane. Il est payé pour ça. Mais en fait, chaque fille le sait, il en profite. C'est pour leur faire ouvrir leur blouse. Sous laquelle, à cause de la chaleur et aussi pour éviter le vol, elles n'ont rien. Ce n'est que quand Ramon s'absente, pour regarder une des filles se masturber, que les autres peuvent s'amuser. Chaque fille ainsi, qui rate un Havane, joue avec le chaton. Jusqu'à ce qu'il attrape, entre ses griffes, le gros Havane Presidente. Pour le dépecer, en mille petits morceaux de tabac, qu'elles récupèrent. Ca les fait rire. Et ça leur évite le travail, à la déchiqueteuse, ou émietter le tabac à la main. Et voilà comment, en riant pour se venger de Ramon, les filles chantent... ce refrain.
On jouera comme on voudra.
La femme, quand elle se penche,
Son esprit s'ouvre.
L'homme, quand il la regarde,
Ses pensées s'arrêtent.
Chez toi, j'aime une chose,
Et je n'ai pas à me forcer.
C'est ce matin-là, profitant que Ramon est absent, que Pilar appelle Soledad. Elle se demande pourquoi. Mais elle doit obéir. Personne ne sait ce que fait, exactement Pilar, pour être aussi bien payée. Sauf peut-être la vieille Paloma. Qui n'a jamais répondu. Se contentant de rire, coquinement, en roulant ses cigares.
Lorsque Pilar lui demande, de retirer sa blouse, Soledad n'en sait pas plus. Elle n'a rien sur elle, sauf sa petite culotte, Pilar peut le vérifier. Elle n'a rien volé. Elle fait bien son travail. Elle a la conscience en paix. Dans un an, quand elle aura gagné assez d'argent, elle partira. C'est ce qu'elle dit à Pilar, avant que Pilar lui fasse voir comment avoir un meilleur salaire, si elle faisait la même chose qu'elle. Les plus beaux, et les plus gros Havanes, sont les plus chers. En raison du lissage parfait, du tabac, et ce lissage tient dans un secret. Celui à l'authentique, des femmes, pas d'une machine. Et Pilar lui fait voir comment, de la plus simple façon, on fait pour lisser un vrai Havane. Pour lui donner, le plus doux, des parfums inimitables. Pilar est très jolie. Et de voir soudain, ce que Pilar aussi naturellement fait devant elle avec ce cigare, fait rougir Soledad. Lorsque Pilar enfin s'approche, pour lui descendre sa petite culotte, elle en est déjà toute excitée. Pilar ce n'est pas Ramon. Et lorsque Soledad lentement, sent la finesse du premier Havane entrer en elle, elle se dit qu'il y a pire. La douceur du cigare, qui se mêle à la tiédeur de sa mouille, la chavire follement. Gagner sa vie, aussi facilement que Pilar, c'est un rêve. Et l'idée que des inconnus, payeront si cher pour ce Havane, la fait davantage mouiller. Pilar vient de prendre un modèle, encore plus gros, pour bien lui montrer comment faire. Regardant tourniquoter, délicatement le gros Havane dans la fente toute lisse et bien épilée de Pilar, Soledad en oublie tout. Pilar vient de lui retirer, très doucement, celui qu'elle vient de lisser. Pour lui donner le modèle plus gros. Soledad n'en a jamais vu un comme ça. Pilar lui murmure, doucement à l'oreille, qui les achète. Et tout en lui disant ça, très doucement, le pousse dans sa petite chatte. C'est délicieux, se dit Soledad, c'est délicieux. Et prenant délicatement, le Havane entre ses doigts tremblants, elle le fait aller et venir. Plus elle mouille et plus c'est délicieux. Plus elle jouit, plus elle mouille, et plus c'est facile. Comparé au travail du roulage, dans l'atelier, celui-là est un vrai plaisir. Et le parfum, qui imbibe de tabac sa peau la plus tendre, est enivrant. C'est elle-même qui prend, maintenant un autre Havane, sans le demander à Pilar. Gémissant doucement de bonheur. Tandis que, l'entendant gémir de délice, les femmes chantent... dans l'atelier.
Des genoux vers le haut,
De la ceinture vers le bas...
Regarde, mamà, je deviens fou
Regarde, ce feu me dévore,
Et je veux continuer la guaràcha.
Je ne veux pas continuer de brûler.
Je veux continuer de vivre.
C'est trop tard qu'elle voit le gros Ramon. Et sous son ventre, tout rond et plein de poils, sa verge monstrueuse. Il la regarde. Les yeux fixes. Branlant lentement, dans sa paume noueuse, son gland écarlate. Il a une verge énorme. Epaisse et longue. Disproportionnée. Sortant de sa braguette, comme un bâton, elle tient toute seule en l'air. Transpirant au bout d'une petite goutte. Cette verge énorme, un bref instant, fascine le regard de Soledad. Avant de comprendre, au même instant, que Pilar l'a piégée. Mais il est trop tard. Ramon la pousse déjà sur le bureau de Pilar. Lui relevant sa blouse. Collant son petit ventre tendre à plat sur le bois dur. La perverse Pilar, mouillant d'excitation, a pris un autre Havane. Gémissant de plaisir, elle l'enfonce doucement en elle, tout en les regardant. A quoi servirait, comprend Soledad, de se défendre. A quoi bon crier. Personne ne bougerait. Aucune femme ici n'oserait rien faire. De peur de perdre son emploi. Ramon le sait. Déjà il pousse sa verge, lourde et humide, vers son joli petit cul. Soledad la sent, avec horreur, entrer en elle. Doucement et lentement. Et c'est encore plus horrible, par son petit trou, alors qu'elle n'a jamais fait ça. Il la tient. Elle ne peut plus rien faire. Elle sent le gros gland, forcer l'entrée de son anneau étroit, et d'un coup glisser en elle. Il est en elle. Enorme et long. Et c'est comme si, brusquement pour Soledad, tous les rêves s'effondraient. Comme si le monde entier s'effondrait. Elle sent la verge de Ramon bouger en elle. Dure comme un bâton. Pilar vient de jouir, dans un cri, et ressort le Havane. Pour en reprendre un autre, qu'elle enfile en elle, avec une lenteur délicieuse. Soledad avec horreur, d'un coup en elle, sent la verge durcir. Ramon va jouir. Il jouit en elle. D'une façon inouïe. A jets ininterrompus. Soledad sent sa tête tourner. Un voile noir s'abat sur ses yeux. C'est fini. Tout ses jolis rêves, innocents, viennent de s'effondrer. Mais Ramon n'a pas fini. Elle le sent, avec horreur, continuer à bouger. Il va jouir encore. Il glisse brusquement, dans sa petite chatte encore toute humide de mouille et de tabac, pour se retirer aussitôt. La retournant pour qu'elle le suce. Elle regarde l'énorme verge, toute parfumée d'une odeur de Havane, qui s'approche de sa bouche. Montant et descendant. Toute palpitante. Battant la cadence, au rythme des battements du coeur de Ramon par spasmes mécaniques, comme un gros bâton. Soledad ferme les yeux. C'est à cet instant qu'elle entend un cri inouï. Un cri de douleur soudain, comme une note de musique, qui lui fait ouvrir les yeux. Ce hurlement aigü, strident comme un sol, c'est le cri de Ramon. Le hurlement de Ramon, une petite boule de poils vivante accrochée à son ventre, qui s'enfuit en se débattant. Lacéré par les griffes, du petit chaton, agrippé à sa verge. Tandis que les femmes, continuant de rouler leurs cigares dans l'atelier, couvrent son hurlement... en chantant ce refrain.
Je ne veux pas mourir cette nuit,
Regarde, ça brûle...
Ca brûle à La Havane.
Ca brûle à Alto Songo.
Regardez tous, ça brûle.
Tous, cette nuit,
On va faire la fête.
C'est depuis ce jour, que le cruel Ramon et la perverse Pilar dit-on, ont été licenciés. Bien sûr on continue, à La Havane, de faire des Havanes. Mais pas de cette façon. Personne ne les a jamais revus. Personne n'a jamais su, sauf peut-être le vieux Joaquim, où était passé le chaton. C'est aussi depuis ce jour, selon ce qu'on dit à La Havane, que la jolie Soledad s'est mariée. Avec le fils du fabricant de cigares. Chaque soir on entend, ainsi encore, la douce Soledad jouer du piano. Juste pour son mari. Après qu'elle lui ait allumé un Havane. Jouant sur son piano, jusqu'à ce que s'éteigne le Havane de son mari, les jolies notes... de ce refrain.
Un rat a fait un bal
Pour s'amuser;
Aux tymbales, une souris,
Qui s'amusait dans les champs;
Un chat est venu aussi,
Elégant et joyeux...
Paroles de : "Candela", Faustino Oramas.
(El Guayabero)
DrollCAT (alias) CATSECRET The Original@ne, in : aufeminin.com 2008.
Tags: catsecret, solo
Share
You need to be a member of Association of Virtual Worlds to add comments!
Join this Ning Network